Démarche

Fondement

Fondement

L’auto-évaluation évolutive s’inspire de l’évaluation évolutive (Patton) et de l’expérience de Québec en Forme en évaluation de la performance et en accompagnement des regroupements locaux de partenaires (RLP).

Le rapport des collectifs à l’évaluation a constamment évolué. Si bien qu’un nombre croissant de collectifs manifestent une volonté de développer leur propre capacité à favoriser une action collective efficace et pérenne. Toutefois, l’instauration d’une pratique d’auto-évaluation se heurte à plusieurs obstacles :

  • Le manque de temps et les considérations financières.
  • Le peu de ressources disponibles pour les soutenir, particulièrement en région.
  • La difficulté à cibler l’approche et le soutien externe qui répondraient à leurs besoins.
  • Le défi d’intégrer un processus d’auto-évaluation efficace et efficient à un système de planification multisectoriel et à des structures de gouvernance complexes.

En tenant compte de ces défis, certains collectifs, accompagnés par l’équipe d’évaluation de Québec en Forme, ont expérimenté des modes d’auto-évaluation.

Valeurs

  • Confiance
  • Transparence
  • Ouverture au
    changement

Le projet d’auto-évaluation évolutive peut être menée à bien dans la mesure où une grande confiance règne entre les membres du collectif et que les informations et les opinions sont transmises en toute transparence. Les membres du collectif doivent être ouverts au changement afin de pouvoir apporter les ajustements stratégiques le plus rapidement possible. Pour favoriser la mise en place de ces trois valeurs, les réussites et les difficultés doivent être considérées comme la résultante du choix du collectif et non d’une action individuelle.

Culture et pensée évaluative

La culture évaluative englobe les valeurs et les principes qui motivent l’évaluation d’un projet collectif de changement. Elle indique les conditions et les moyens stratégiques pour en guider la réalisation et favoriser l’utilisation des résultats de l’évaluation. Elle joue un rôle stratégique dans la dynamique d’adaptation de l’action collective.

Cette culture témoigne d’une pratique évaluative, de l’utilisation de ses résultats et de la pérennité d’un processus de réflexion à l’égard des conditions de succès du projet de changement (comprendre, éclairer), des mécanismes d’amélioration (décider, ajuster) et de la capacité d’agir.

La pensée évaluative reflète un mode d’analyse utilisant l’évaluation et d’autres sources de données pour éclairer les enjeux d’un chemin évolutif de changement et influencer la prise de décisions. Son apprentissage s’effectue à travers l’implication active des collectifs à l’auto-évaluation pour accroître leurs capacités à interpréter les données, tirer des conclusions et à poser des jugements (Patton).

Culture et pensée évaluative
Espace fonctionnel

Espace fonctionnel

L’espace fonctionnel favorise l’implication des « bonnes personnes » aux intérêts variables, et assure leur disponibilité pour une réflexion collective autour de l’évaluation du projet de changement. Il demande aux membres du collectif de consacrer du temps et des moyens à l’appropriation de l’approche et à la création de conditions favorables à sa pratique.

L’espace fonctionnel s’intègre à la gouverne et au fonctionnement du collectif dans une perspective de coconstruction et de responsabilité partagée. Sa fonction de pilotage et de réalisation s’appuie sur la compétence d’acteurs qui agissent à différents moments et à des degrés divers. Elle assure une circulation d’information et une rétroaction continue avec l’ensemble des parties prenantes.

L’espace fonctionnel traduit une disposition favorable du collectif à la culture évaluative et à un engagement de celui-ci à s’investir dans l’auto-évaluation.